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Énergie

© THIERRY FOURNIER - Métropole de Lyon

La Métropole de Lyon est un échelon pertinent pour intégrer les dimensions économiques, sociales, techniques et financières liées à l'énergie. Elle se positionne en tant qu'acteur de son futur énergétique : sobre, efficace et renouvelable. 

 

La Métropole de Lyon dispose de nombreux leviers pour s'engager dans la transition énergétique. Le champ de ses responsabilités s'étend :

  • à la création, l'aménagement, l'entretien et la gestion des réseaux de chaleur et de froid urbains,
  • aux concessions de la distribution publique d'électricité et de gaz.

En tant qu'autorité organisatrice de l'énergie, la Métropole de Lyon conçoit un outil de planification de la production, de la distribution et de la consommation des énergies sur son territoire : le Schéma directeur des énergies (SDE).

Dans le même temps, la Métropole poursuit ses actions en matière de :

  • maîtrise de la demande en énergie,
  • développement des énergies renouvelables.

La loi sur la Transition énergétique pour la Croissance verte du 17 août 2015 confirme et renforce le rôle de la Métropole, notamment en faveur de la rénovation énergétique des logements, des transports, du recyclage des déchets et de la production d'énergies renouvelables.

Pour construire sa transition énergétique, la Métropole doit connaître la production et la consommation d’énergie à l’échelle du territoire et planifier son évolution. Il s’agit d’organiser les réseaux et les installations de production pour aboutir à un système énergétique plus durable.

Pour cela, la Métropole a engagé en janvier 2015 l'élaboration du schéma directeur des énergies.

La conception de cet outil opérationnel de planification énergétique se déroule en plusieurs phases, pour une mise en oeuvre à partir de 2018 : 

  • diagnostic des consommations et des productions d’énergie (électricité, gaz, chaleur et froid), ainsi que des réseaux de distribution qui permettent leur circulation,
  • projection des évolutions énergétiques du territoire en 2030,
  • définition de scénarios pour aboutir à un plan d’actions visant à optimiser toute la chaîne de l’énergie.

Pour enclencher la réflexion sur la définition des scénarios, un appel à contributions a été initié en lien avec les entreprises, les collectivités et les associations. De nombreux acteurs y ont répondu en partageant avec la Métropole des solutions, des projets et des études.

L'élaboration du schéma directeur des énergies répond à un besoin exprimé dans le plan climat énergie territorial. Ainsi, le travail engagé par le schéma directeur des énergies enrichira et précisera, entre autres, les objectifs des actions du plan climat en matière de production et de distribution énergétique, tout en intégrant les enjeux de réduction des consommations. Cette démarche permettra de nourrir la prochaine vision du plan climat à 2030.

Schéma directeur des énergies et plan climat énergie territorial

Initié en 2007, l’engagement du Grand Lyon en faveur du climat a abouti en 2012 au vote du Plan climat énergie territorial. Dès sa première version, le PCET a identifié la nécessité d’un Schéma directeur des énergies pour aller plus loin vers la territorialisation et la déclinaison opérationnelle de ses actions.

Ainsi, le travail engagé par le schéma directeur des énergies enrichira et précisera, entre autres, les objectifs des actions du PCET en matière de production et de distribution énergétique, tout en intégrant les enjeux de réduction des consommations. Cette démarche permettra de nourrir la prochaine vision du plan climat à 2030.

Les réseaux de chaleur ou de froid sont des systèmes de chauffage ou de climatisation collectifs. Des quartiers entiers de l'agglomération sont concernés par ce type de chauffage : les Vernes (Givors), le Mas du Taureaux (Vaulxen-Velin), la Ville Nouvelle (Rillieux-la-Pape), les Minguettes (Vénissieux), la Duchère (Lyon 9e), la Part-Dieu (Lyon 3e) Villeurbanne Ouest, Bron Parilly, et prochainement Confluence (Lyon 2e).

On estime à 70 000 équivalent-logements le nombre de ménages connectés aux réseaux de chaleur. À ce jour, environ 57 % de l'énergie mobilisée dans ces réseaux est renouvelable grâce à la valorisation des déchets et aux chaufferies bois.

Les concessions de distribution publique d'électricité et de gaz sont les contrats passés avec les distributeurs ERDF et GRDF. Ces réseaux sont les chemins de passage obligés des différents fournisseurs d'énergie.

Les contrats de concession définissent les exigences de qualité de service, d'entretien et de développement des réseaux. Encadrés nationalement, ils peuvent être adaptés localement pour mieux répondre aux enjeux du territoire.

La gestion de ces trois types de réseaux (gaz, électricité et chaleur) au sein de la Métropole permettra de développer une capacité de planification territoriale de l'énergie à travers la réalisation du Schéma directeur des énergies, de façon à mettre en cohérence le développement urbain et l'approvisionnement énergétique.

La maîtrise de la demande en énergie consiste à accompagner les réductions de consommations d'énergie que ce soit auprès des particuliers, des entreprises ou des acteurs publics.

Pour cela, on s'attache à travailler sur la performance énergétique des bâtiments - l'éco-rénovation - et sur l’efficacité des réseaux de distribution de l’énergie.

Il s'agit également de faire évoluer les comportements des individus vers la sobriété, de lutter contre le gaspillage et réduire les factures, sans pour autant renoncer aux besoins fondamentaux et nécessaires à l'activité de chacun. C'est une démarche partenariale impliquant la mobilisation de tous.

À l'autre bout de la chaîne, le développement des énergies renouvelables consiste à rechercher et promouvoir les sources d'énergies renouvelables sur le territoire :

  • poursuivre les projets de valorisation des déchets, via les usines d'incinération par exemple,
  • accompagner la structuration d'une filière bois,
  • étudier les possibilités de récupération de chaleur industrielle, comme dans la Vallée de la Chimie par exemple.

La diversification du mix énergétique dans les transports pour proposer des alternatives moins polluantes répondant aux différents usages est un enjeu qui se situe au croisement de la politique énergétique et de la mobilité.

Cela passe notamment par la mise en place d'un plan de déploiement des infrastructures de recharge des véhicules électriques et hybrides à horizon 2020 sur les espaces publics et par le soutien à l'émergence des nouvelles filières tel que les véhicules au gaz naturel (GNV).