Faire reculer le gaz et le bois au profit des énergies renouvelables, telle est l’ambition du réseau de chauffage urbain de la Métropole de Lyon. Ce sont seize kilomètres qui vont être ajoutés au réseau de chaleur Plateau Nord, portant le total à 75 kilomètres. Cette extension estimée à 57,8 millions d’euros doit permettre d’apporter une énergie durable, locale et à prix maîtrisé aux habitantes et habitants du quatrième arrondissement de Lyon, et ceux vivant au nord du premier arrondissement.
Aujourd’hui, ce sont près de 18 000 équivalents logements qui sont raccordés à ce réseau de chauffage urbain qui traverse les communes de Fontaines-sur-Saône, Sathonay-Camp, Rillieux-la-Pape et Caluire-et-Cuire.
Une basse de facture de 400 euros par an
Cette solution offre une alternative aux énergies fossiles dans des secteurs urbains denses où l’installation de solutions renouvelables individuelles peut être complexe. Pour les habitantes et habitants, ce raccordement se traduit par une baisse de facture estimée en moyenne à 400 euros par an et par foyer par rapport à un chauffage classique.
Autre exemple avec le raccordement en 2022 de la piscine municipale Isabelle-Jouffroy, à Caluire-et-Cuire. Le montant économisé s’élève à 300 000 euros par an grâce au raccordement au réseau de chaleur Plateau Nord.
D’autres équipements publics sont concernés par cette extension : la piscine et la cité scolaire Saint-Exupéry, le groupe scolaire Jean-de-la-Fontaine, l’IUFM et la mairie de Caluire-et-Cuire. Quatorze ensembles immobiliers, incluant des résidences gérées par Grand Lyon Habitat, font aussi partie du programme.
Une chaufferie biomasse à Rillieux-la-Pape
Le mix énergétique du réseau sera maintenu à 92 % d’énergies renouvelables et de récupération, provenant principalement de la valorisation des déchets ménagers. Pour accompagner l’augmentation de la demande, une chaufferie biomasse, rue de l’hippodrome à Rillieux-la-Pape, fonctionnera essentiellement avec des matériaux issus de l’élagage. Une chaufferie gaz d’appoint sera aussi mise en service sur le secteur de la Croix-Rousse.
Pour Frank Lacroix, directeur général adjoint d’Engie, il existe trois enjeux majeurs : « Décarboner au profit d’énergies renouvelables, garantir une souveraineté et proposer une offre économique abordable. »
D’ici 2029, l’ensemble des arrondissements de Lyon bénéficieront de ce type de chauffage urbain.