Du BTP à la restauration collective, la reconversion réussie d’Olivier Bruyère

Il y a deux ans pendant le Rheve festival, Olivier Bruyère découvre le monde de la restauration collective. Une rencontre décisive, point de départ d’une nouvelle carrière. Portrait.

  • Emploi

« Six mois avant que j’arrive ici, vous m’auriez dit ça, j’aurais rigolé. Je n’imaginais pas du tout tomber dans la restauration collective. » À 46 ans, Olivier Bruyère travaille aujourd’hui au Restaurant interadministratif de Lyon (RIL), mais il y a deux ans quand il pousse pour la première fois la porte du RIL, il est alors en recherche d’emploi.

Une visite pour une nouvelle carrière

Après une vingtaine d’années passées dans le milieu du BTP, Olivier Bruyère se retrouve au chômage et s’interroge sur la suite de sa carrière. « Je me suis beaucoup questionné. J’avais du mal à trouver ma place donc j’ai décidé d’aller tester d’autres domaines. » 

Intéressé notamment par le secteur de l’alimentation, sa conseillère France Travail lui parle du Rheve festival. « J’ai visité plusieurs structures, dont le RIL. Ça m’a plu donc j’ai demandé à faire une immersion. Après une semaine, ils ont vu que j’étais motivé et m’ont proposé un CDI », raconte-t-il. 

Depuis presque deux ans, Olivier Bruyère travaille donc au RIL. Il rentre d’abord en tant qu’employé qualifié de restauration tournant. Il travaille au début plutôt sur les plats du jour, puis les fruits, ensuite en pâtisserie et finalement depuis septembre il est à 100% sur le « poste farine ». « C’est-à-dire tout ce qui est préparation à base de farine : pâtes à tarte, à burgers, à pizza etc. »

La concrétisation du travail de ses mains

Il n’a pas suivi de formation spécifique mais s’est formé sur le tas. « Je continue de me former un peu en autodidacte. Je suis pas mal de cours et de vidéos sur internet pour progresser et essayer d’améliorer les process. J’aime bien essayer de comprendre comment ça fonctionne, les réactions chimiques qui se passent dans une recette », explique-t-il. 

S’il a toujours apprécié faire de la cuisine, Olivier Bruyère ne s’imaginait pas forcément pour autant en faire une carrière, mais il ne regrette pas cette reconversion. « Le côté très concret de ce travail me plaît. On produit quelque chose dont on voit tout de suite le résultat. J’apprécie également le fait que ce soit un travail manuel, même si ce n’est pas toujours évident physiquement. Je me sens passionné par ce que je fais et je pense que c’est important de l’être au moins un petit peu pour accepter le rythme. »

Donner du plaisir aux autres

En travaillant en restauration collective, Olivier Bruyère a aussi trouvé un cadre qui correspondait à ses attentes, notamment au niveau de son organisation familiale, avec des horaires qui lui permettent de ne pas travailler les week-ends. 

Sur son poste, le cuisiner travaille de 10 heures à 18 heures. « En restauration collective, la plupart du temps de 11h15 à 14 heures, on est au service. Et ensuite, l’après-midi, je fais des productions pour le lendemain ou le surlendemain. Je suis un peu à l’inverse des autres qui produisent pour servir tout de suite », relate-t-il. 

Au RIL, entre 1 500 et 2 000 repas sont servis chaque jour à destination des usagers d'une trentaine de structures conventionnées, comme les personnels de la Cité administrative. « On donne du plaisir aux gens, donc c’est gratifiant », souligne-t-il. 

 Le travail en équipe, c’est aussi un aspect stimulant en restauration collective. On travaille ensemble, on se soutient dans les difficultés. 

Olivier Bruyère, cuisinier au Restaurant interadministratif de Lyon

Dans un secteur qui recrute, Olivier Bruyère ne peut donc qu’inciter les curieux à venir découvrir le monde de la restauration collective lors du Rheve festival. « Il ne faut pas avoir peur de changer et quand on ne sait pas ce qu’on veut faire, il ne faut pas hésiter à tester des choses jusqu’à avoir un déclic. »

Services associés

Dernière mise à jour le 26 janvier 2026

Sur le même sujet

Haut de page