Depuis plusieurs mois, notre vie démocratique s’abîme. La surenchère remplace l’argument,
la France Insoumise s’extrémise et l’extrême droite se banalise. L’adoption d’un texte porté par le RN à l’Assemblée en est le symbole le plus inquiétant.
À droite, l’appel de Laurent Wauquiez à « l’union de toutes les droites » montre combien les digues cèdent alors que d’autres s’habituent à tordre les faits, suivant des stratégies importées des États-Unis : fake news, promesses intenables et nostalgie d’un avant fantasmé s’installent même localement.
En face, une majorité trop occupée à convaincre ses convaincus, notamment à Lyon, imagine que les habitants attendent l’union de la gauche. Ils n’attendent pas davantage une union de la droite ou du centre : ils veulent des réponses concrètes sur la sécurité, le logement ou le pouvoir d’achat.
Ni le sectarisme ni le cynisme ne feront avancer notre territoire.
Face à cela, notre responsabilité est immense : refuser les slogans creux et assumer la complexité du réel. Être progressiste, c’est regarder les transformations de notre société et construire des réponses avec les habitants plutôt que flatter les peurs.
C’est ainsi que nous pensons notre action. Car il est urgent de reconstruire la confiance, ici, dans nos communes et notre Métropole, là où tout commence. Sinon, demain, le RN ou LFI pourraient devenir les arbitres du prochain exécutif.
Alliance sociale démocrate et progressiste
Dernière mise à jour le 16 décembre 2025