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Synergies-Avenir - juin 2018

Le MET' n°13

La future loi d’orientation des mobilités dite LOM


Les déplacements et nous le constatons d’autant plus actuellement sont un enjeu crucial pour tous les citoyens.

Après une large concertation nationale (les Assises de la Mobilité fin 2017), les rapports nationaux dont  celui de M. Spinetta sur le ferroviaire, celui remis la semaine dernière par Mme Idrac sur la stratégie de développement du véhicule autonome, l’étude du projet de loi sur le nouveau pacte ferroviaire, il ne manque plus désormais que la pierre angulaire, la « LOM ».

Elle augure une remise à plat des solutions de mobilités pour le territoire, d’où l’impatience générale. À ce jour, nous nous basons sur des incantations mais cette loi doit intégrer des thématiques qui modifieront les mobilités du futur pour être en phase avec les attendus européens du plan Climat (pour rappel, la France s’est fait rappeler à l’ordre pour ses piètres performances).

La future LOM doit notamment intégrer :

  • le développement des véhicules propres, (développement des infrastructures de recharge électrique ainsi que la place du véhicule autonome…)
  • les nouvelles mobilités comme le co-voiturage ou le vélo
  • les mobilités au service de l’emploi ou de l’insertion sociale, les mobilités pour les publics fragiles ou handicapés
  • les questions de sûreté ou de sécurité
  • des mesures particulières pour les zones rurales, périurbaines ou de centre-ville ; E. Borne insiste régulièrement sur un réseau ferré, colonne vertébrale des mobilités avec des solutions de rabattement diverses (vélo, co-voiturage, navettes autonomes) et des solutions pour le premier et le dernier kilomètre
  • l’ouverture des données de mobilité pour développer des services mais aussi améliorer les politiques de mobilité ; c’est notamment dans ce cadre que doit s’inscrire les logiques multimodales de mobility as a service proposant à un individu un itinéraire multimodal permettant de relier un point à ainsi que tous les services dont un citoyen a besoin dans son quotidien
  • des sujets de gouvernance avec notamment la place prépondérante qu’occuperont les régions en tant qu’autorités organisatrices (sachant que la métropole de Lyon se trouve de fait dans une situation particulière compte tenu de l’organisation des transports autour du SYTRAL)

Cette LOM doit enfin dévoiler l’hypothèse retenue par le Gouvernement parmi les 3 proposées par le rapport Duron :

  • la 1re évalue ce qui est réalisable si l’État maintient son budget actuel sur 20 ans. Ce scénario condamne la plupart des grands projets et rend complexe le financement de toutes les opérations de maintenance lourde
  • la 2e, construit pour permettre la réalisation des priorités du gouvernement, représente un budget de 60 Md€ sur 20 ans pour l’État, soit un investissement supplémentaire de 600 M€ par an
  • Enfin, la 3e repose sur un investissement de 80 Md€, un scénario “idéal” permettant de réaliser l’ensemble des investissements envisagés par les équipes techniques ou demandés par des élus locaux.

Quand on sait que le nœud ferroviaire lyonnais, le Lyon-Turin ou encore l’A45 font partie des grandes infrastructures concernées, l’impatience est de mise.

Très impliqué sur ces questions de mobilité, Synergies-Avenir a formé un groupe de travail pour présenter une vison métropolitaine considérant les prescriptions nationales tout en relevant les fractures territoriales métropolitaines en matière de transports publics et moyens que certaines communes et leurs citoyens peuvent subir à leur échelle et émettre des propositions pour y remédier.

 

Synergies-Avenir (Synergies-Avenir)