Synergies-Avenir - mars 2017

Le MET' n°6

Les communes, cœur de la Métropole


Au Conseil de la Métropole, chaque commune détient au moins un siège, occupé souvent par son maire et/ou l’un des élus fléchés. Certains, adhérents à un parti politique, rejoignent les groupes affiliés à ces mêmes partis. D’autres se sont unis au sein de Synergies-Avenir, au-delà d’étiquettes partisanes, sur une  base locale, d’adhésion, ou pas, aux projets métropolitains, et non selon une ligne dictée.

3e force politique, notre groupe a pour spécificité celle d’être composé d’élus locaux, maires et adjoints, qui tirent leur légitimité du suffrage universel dans leur territoire, mais aussi de leur expérience de terrain, nécessaires à une métropole multiforme.

Toutes les communes sont importantes et ont leur rôle à jouer, solidairement. Elles doivent avoir une voix pour exister, là où désormais les décisions sont prises pour elles : Le conseil de notre Métropole.

Lorsqu’en 2020 le nouveau mode électoral expulsera les petites et moyennes communes du Conseil de la Métropole, les représentants légitimes de celles-ci, élus par leurs concitoyens, seront remplacés par des élus issus de listes politiques, hors-sol, inféodés aux partis et déconnectés du terrain. Paradoxe : ils pourraient même se trouver dans l’opposition des équipes municipales mises en place… facteur de blocage s’il en est.

Éloignés de fonctions locales décisives, quelques futurs élus métropolitains pourraient ignorer les problématiques communales de  leur circonscription, voire s’y opposer. Tandis que le maire, connait son territoire et est capable défendre ses projets, d’apporter sa contribution pour la commune, en adéquation avec les orientations métropolitaines.

Représentant sur le terrain, les maires sont interrogés souvent, sermonnés parfois par leurs concitoyens mais des maires qui les écoutent toujours. Quel conseiller métropolitain hors-sol prendra le temps d’être auprès des habitants de l’ensemble de sa circonscription? Supprimer le siège des maires au Conseil, c’est prendre le risque de rompre le fil qui relie le maire aux habitants et de supprimer ce précieux relais auprès de la Métropole. Lorsque le citoyen ne se sentira plus entendu par ses élus, il s’en détournera totalement.

Les communes sont des territoires vivants, qui font battre le cœur de la Métropole. Elles l’ont fait naitre. La commune fait patrie. Ce serait un non-sens que de couper le lien social qu’elle incarne auprès de ses habitants, de ce lien de proximité essentiel. La commune est cette forme sociale, viscéralement ancrée dans le vécu des Français. La proximité n’est pas une théorie mais l’exercice de la réalité au quotidien.

Désormais, la Métropole doit affirmer la fonction de maire et son importance, car il ne s’agit pas de l’appel d’élus en quête de sièges, mais bien d’une inquiétude pour les communes de se voir noyées dans la standardisation centralisée, de voir perdre leur identité et plus encore leur voix, celle de leurs citoyens, sacrifiées sur l’autel d’une efficacité territoriale déshumanisée. La démocratie du chiffre aura remplacé la démocratie de la proximité qui tient tant au cœur des Français.

Si tous s’accordent à défendre « l’Humanité », ne perdons pas  avant tout le sens de l’humain.

Nous restons à votre écoute et aurons le plaisir de vous accueillir pour les vœux dans nos communes et souhaitons à tous une très belle année !

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