Socialistes et républicains métropolitains - mars 2017

Le MET' n°6

Le Grand Parc : un espace ressource majeur de notre Métropole


Le Conseil de la Métropole vient d’approuver le projet de gouvernance du futur syndicat issu de la fusion du Symalim avec le Syndicat de Canal de Jonage et le Syndicat de la Rize, pour la gestion du Grand Parc de Miribel Jonage.

Il s’agit là d’une évolution institutionnelle majeure, qui révèle le rôle nouveau que joue le Grand-Parc au sein de notre Métropole et plus largement dans l’aire métropolitaine lyonnaise.

Récemment Tribune de Lyon s’interrogeait ainsi « Lyon est-elle enfin une ville cool ? ». Dix raisons étaient avancées pour répondre favorablement à cette question, dont l’une était le Grand-Parc.

Incontestablement, cet espace naturel de 2200 hectares, 2ème parc péri-urbain d’Europe, est un atout majeur pour Lyon mais aussi pour les communes riveraines des deux canaux de Miribel et de Jonage. Son positionnement géographique s’inscrit dans un continuum naturel qui permet de cheminer du Parc de la Tête d’Or, d’emprunter les berges du Rhône, de traverser le parc de la Feyssine sur Villeurbanne avec la possibilité de rejoindre la Cotière de l’Ain.

Ainsi, le Grand-parc n’est plus un îlot de verdure à la frange de la ville. Il constitue désormais une nouvelle centralité, au cœur d’un écosystème territorial multipolaire qui transcende les frontières de la Métropole de Lyon et des départements du Rhône et de l’Ain.

Façonné par le fleuve et la main de l’homme, le Grand-Parc s’est affirmé au fil du temps comme un espace ressource majeur réussissant à concilier des fonctions multiples et potentiellement antagonistes :

     

  • La préservation de la ressource en eau potable,
  • La lutte contre les inondations en maintenant le champ d’expansion des crues du Rhône,
  • La nécessité de valoriser, protéger et sensibiliser à la préservation du patrimoine naturel,
  • La volonté de garantir l’accès à tous les publics pour des activités physiques, de loisirs et culturelles (4 millions de visiteurs par an avec des pointes de fréquentation de 40 000 à 50 000 personnes certains week-end d’été),
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Pour répondre à ces enjeux le Grand-Parc s’est doté d’équipements phares tels que l’Iloz, son centre d’éducation à l’environnement et l’Atol sa base de loisirs. Il a également participé dans le cadre partenarial de l’Anneau Bleu ou de la Viarhôna à des aménagements structurants qui ont fortement contribué à sa mise en valeur et à celle de l’ensemble du Rhône amont.

Ces réalisations constituent de réels points d’appui pour l’avenir. Le nouveau syndicat devra articuler au mieux l’héritage du Grand-Parc, canal historique, avec celui du Syndicat du canal de Jonage. Un travail de fond est mené en ce sens depuis des mois.

La montée en puissance de la demande de nature et de bien-être, l’évolution des modes de vies mais aussi les potentiels de développement touristique questionneront les offres proposées sur ce territoire.

L’intervention que nous avons protée au nom de plusieurs groupes lors notre assemblée métropolitaine démontre que certains projets peuvent faire l’objet de visions largement partagées et s’inscrire dans des dynamiques d’aménagement ou de développement profitable à l’ensemble de la Métropole.

Dans un contexte budgétaire très contraint, de nombreux et nouveaux défis devront être relevés par ce syndicat en émergence.

Nous sommes convaincus que le travail collectif mené au sein du conseil syndical du nouveau Symalim permettra au Grand-Parc de contribuer encore utilement à l’attractivité, à la cohésion sociale et à la préservation des équilibres écologiques de la Métropole.

 

Socialistes et républicains métropolitains (Pour le groupe Socialistes et républicains métropolitains, Jérôme Sturla Conseiller métropolitain de Décines, Président du Symalim)