Les Républicains et apparentés - février 2016

Le MET' n°1

Une métropole encore balbutiante


La naissance de la métropole de Lyon issue de la fusion intégrale d’un département et d’une communauté urbaine au 1er janvier 2015 s’est imposée dans la précipitation. Depuis 12 mois nous gérons donc les conséquences de ce rapprochement au lieu de développer une vision métropolitaine. La métropole de Lyon c’est aujourd’hui l’empilement des compétences des deux anciennes collectivités, il n’y a pas encore d’effet bénéfique de la réforme pour les citoyens.

Une gouvernance décevante

Aujourd’hui notre collectivité est la 2e métropole de France après Paris en termes de budget, de population… Mais il n’y a pas d’engagement politique pour l’intérêt général métropolitain car il n’y a pas de vision de projet. Nous sommes dans l’addition d’intérêts particuliers et non dans le souci de l’intérêt général : chaque membre de la majorité est venu apporter sa voix contre une négociation pour sa commune.

L’autre élément d’importance est l’absence de lisibilité des engagements métropolitains. Il est impossible aujourd’hui d’avoir les outils de contrôle sur le suivi des projets d’investissements. Pour cela, notre groupe a demandé la création d’un comité de suivi de la programmation annuelle d’investissement. Sur notre insistance, le Président a accepté mais ce comité est seulement en cours de constitution et il ne s’est encore jamais réuni alors que la PPI a été votée depuis plus de 6 mois.

Un recours excessif aux impôts

Lors de l’annonce de la création de la métropole par le socialiste Gérard COLLOMB, un argument majeur était l’opportunité de faire des économies d’échelle par la fusion des collectivités. Depuis lors, il a indiqué que ces économies ne se verraient pas avant deux ans de fonctionnement.

Au contraire, on constate déjà une hausse des dépenses de fonctionnement.

Autres éléments inquiétant, l’exécutif utilise l’arme fiscale pour maintenir son niveau de dépense. La majorité a voté une hausse globale et générale de 5 % de tous les impôts locaux. Puis une hausse systématique des taxes : taxe de consommation finale d’électricité, Taxe sur les surfaces commerciales…

Notre groupe a systématiquement voté contre les hausses des impôts qui ne se justifient pas par des politiques d’investissement permettant de créer de la richesse sur le territoire.

Vous avez pu constater que grâce à la majorité actuelle vous payez beaucoup plus d’impôt, maintenant vous savez que grâce aux élus qui ont voté ces augmentations vous payez trop d’impôt !

Un pacte de cohérence métropolitain défavorable aux petites communes.

Ce document est la base des relations entre votre commune et la métropole. Il devait donner les grandes directions générales et permettre ainsi de redonner une liberté d’action aux communes.

Mais le projet adopté par la majorité est déjà un carcan administratif avec des procédures, des comités en tout genre… Or cette organisation, nous le constatons déjà est un moyen volontaire d’étouffer les petites communes. C’est d’autant plus incompréhensible que ce sont les maires qui soutiennent Gérard Collomb qui se sont soumis et ont accepté de diminuer le poids de leur commune dans les choix politiques pour l’avenir. Ils ne peuvent pas maintenant expliquer à leurs concitoyens qu’ils sont contre les conséquences d’un texte qu’ils ont co-écrit et voté. Nous avons souvent été seuls au conseil métropolitain à argumenter notre opposition et nous avons voté contre ce pacte. Vous pouvez compter sur notre position claire et assumée depuis toujours.

Afin de préserver les communes et de résoudre des conflits potentiels entre les communes et la métropole, nous avons demandé la nomination d’un « médiateur » comme il en existe déjà dans les relations entre les services publics et les usagers. Ce « médiateur », indépendant permettrait de donner un appui aux petites communes qui pourraient s’assurer d’une prise en compte de leur demande et de leur argumentation. Pour cela encore, nous n’avons reçu aucune réponse de la part du Président de la métropole !

 

Les Républicains et apparentés (L. Balas, G. Barret, I. Basdereff, J. Beautemps, P. Berat, N. Berra, P. Blache, F.-N. Buffet, P. Charmot, P. Cochet, C. Cohen, Y. Compan, D. Corsale, C. Crespy, I. de Lavernee, A. de malliard, L. Fautra, G. Fenech, M. Forissier, E. Fromain, A. Gardon-Chem)