Les Républicains et apparentés - juillet 2017

Le MET' n°8

Le plan de déplacement urbain (PDU) de l’agglomération lyonnaise


Le nouveau PDU permet de concevoir le développement des déplacements sur notre territoire jusqu’en 2030 et d’y répondre en intégrant la protection de l’environnement, la cohésion sociale, la sécurité des déplacements, la diminution du trafic automobile, le développement des transports collectifs…

Ce document devrait faire connaître les grands choix d’infrastructures à venir et aussi les chantiers des transports en commun. Malheureusement, le choix de la gauche majoritaire a été de faire une liste « fourre-tout » dont on sait déjà que tout ne pourra pas se réaliser. Que l’on pense à la performance du réseau de bus, à la réalisation de lignes fortes, ou même de voiries routières, aucune priorité n’a été énoncée. Il n’y aura ni le temps ni l’argent pour réaliser ces promesses !

Sur le sujet majeur du déclassement des autoroutes A6/A7 qui n’a pas fait l’objet d’une étude particulière dans ce document, on ne trouve aucune explication sur les mesures à prendre pour pallier les conséquences du déplacement de la circulation sur les communes de l’Est et de l’Ouest de la Métropole.

Ce PDU doit décider les moyens de transports les plus adaptés pour permettre des déplacements respectueux de l’environnement, de l’organisation sociale actuelle et efficaces pour maintenir l’activité économique. Si on peut facilement comprendre que l’on rende difficile l’usage de la voiture là où une ou plusieurs offres alternatives existent, on ne peut pas traiter de manière uniforme tout le territoire. Il y a donc des parties nombreuses du territoire où il ne faut pas prévoir l’abaissement de l’usage de la voiture car c’est le seul mode de transport disponible pour les habitants et le seul qui restera jusqu’en 2030.

Il ne faut pas méconnaître non plus les progrès technologiques qui vont dans un proche avenir permettre de disposer de véhicules non polluants. Dès lors, pourquoi vouloir en supprimer la circulation potentielle ?

La tendance de ce PDU qui propose une baisse de 23% des déplacements en voiture n’est pas sans interroger sur les types de déplacements visés et les habitants qui seront impactés.

Cette situation est renforcée par la vision du stationnement dans les zones péri-urbaines qui n’offre pas la souplesse entre la possession de la voiture et la limitation de son usage pour ses trajets professionnels en ayant la possibilité de la remiser sur l’espace public.

Pour ces problématiques, le PDU n’apporte pas vraiment les réponses appropriées.

Le plan fixe comme objectif d’augmenter la part du vélo dans les mobilités à 8%, on peut s’interroger sur les conditions du choix de ce pourcentage. D’autant que depuis 10 ans on stagne à 2%. Évidemment, il faut fixer un objectif d’augmentation, mais il faut aussi en mesurer les conséquences. Où va-t-on favoriser l’usage du vélo pour les trajets domicile/travail ? Cela est plus facile dans l’hyper-centre voire la 1ère couronne mais au-delà ce sera plus difficile. Aussi, quels seront les mesures d’accompagnement sur l’espace public pour développer cet usage tout en garantissant la sécurité des cycles ? Car on constate que les piétons et les cyclistes sont les premières victimes des accidents routiers. Là encore, les propositions sont imprécises.

Ce plan ne crée pas les conditions d’un équilibre territorial entre les communes de la Métropole. On voit ici les limites à la répartition des investissements et la distorsion dans les moyens de transport en commun au détriment des citoyens les plus éloignés de l’hyper centre. Pourtant toutes les communes sont soumises aux obligations de constructions de logements et subissent la pression démographique.

La majorité de gauche a fait le choix d’imposer aux citoyens sans accompagner les communes par des équipements publics ce que nous regrettons profondément car cela va à l’encontre d’un développement harmonieux de notre Métropole.

Retrouvez nous sur notre site : www.lesrepublicains-metropolelyon.fr

 

Les Républicains et apparentés (Groupe Les Républicains et Apparentés: Laurence BALAS, Guy BARRET, Irène BASDEREFF, Joëlle BEAUTEMPS, Nora BERRA, Pascal BLACHE, François- Noël BUFFET, Pascal CHARMOT, Philippe COCHET, Claude COHEN, Yann COMPAN, Doriane CORSALE, Chantal CRESPY, Messaouda )