Communiste, Parti de gauche et républicain - juin 2016

Le MET' n°3

Le scandale des emprunts toxiques


C’est un chèque de 425 millions d’euros qui va être versé à la banque Dexia pour sortir des emprunts toxiques.425 millions d’argent public, un compromis inacceptable  au seul profit d’une banque qui n’avait pourtant pas respecté ses obligations de conseil, au moment où le président du département contractait ces tristes prêts. Déjà en 2013-2014, près de 100 millions ont déjà été versé par le département pour sortir de certains autres emprunts toxiques.

Ainsi la facture complète va atteindre plus de 500 millions d’euros, un véritable hold-up sur les finances publiques.

Et le président de la métropole d’annoncer cela comme une victoire ! En précisant que sur ces 425 millions, 229 seront versés par l’État. Et alors, cela reste bien évidemment de l’argent public perdu. Et ce sont bien les contribuables, métropole, département et nationaux qui paient la note et qui seront les perdants de cet immense gâchis.

De plus ce compromis se double par l’arrêt des actions en justice qui avaient été lancées contre la banque. Cette action était pourtant la bonne solution pour que cette banque rende des comptes et soit condamnée. C’était aussi le meilleur moyen pour créer un rapport des forces plus intéressant pour les finances publiques dans la renégociation de ces prêts. Baisser pavillon face à ces banques de la spéculation, c’est leur permettre de s’en tirer à bon compte, c’est même leur permettre d’encaisser des indemnités de remboursement anticipé mirobolantes. Merci pour la finance, au mépris de l’intérêt général ! Le président du Grand Lyon a également annoncé que cela n’entrainerait pas d’augmentation de l’impôt. Certes mais il faudra bien payer ces millions d’euros, et ainsi ce sont les actions de service public qui seront réduits, les usagers seront pénalisés.

Notre groupe dénonce cet accord désastreux.

 

Communiste, Parti de gauche et républicain (Bernard GENIN, groupe des élus communistes, parti de gauche et républicains)