Trois ans ont été nécessaires pour construire l’usine des eaux de Saint-Clair et l’ensemble du réseau qui alimentera les pentes de la Croix-Rousse et la Presqu’île, puis la colline de Fourvière.
Elle est mise en service le 15 août 1856. L’eau jaillit alors pour la première fois à la fontaine de la place des Terreaux et celle des Jacobins. Pourtant, ce n’est que trois ans plus tard que l’eau arrive enfin dans les quartiers de Fourvière et de Saint-Just, près de 1 400 ans après la fin de l’alimentation par les aqueducs romains.
À l'époque romaine, Lyon est d’ailleurs la ville la mieux alimentée en eau après Rome, notamment grâce à l’aqueduc du Gier long de 86 kilomètres.
Un volume d’eau équivalent à la Tour de la Part-dieu
L’eau du Rhône, naturellement filtrée par les galets et le sable de l’ancien lit du Rhône, est ensuite captée par des galeries et des bassins filtrants. Puis, elle remonte dans des réservoirs grâce à trois grosses pompes à vapeur, appelées pompes de Cornouailles, qui fonctionnent avec des chaudières à charbon.
À partir de 1910, elles sont remplacées progressivement par des pompes électriques. C’est en 1976 que l’usine des eaux cesse définitivement de fonctionner. Aujourd’hui, plus de 90 % de l’eau de la métropole de Lyon vient du champ captant du Rhône à Crépieux-Charmy. Il fait trois fois la taille du parc de la Tête d’or, soit le plus grand d’Europe.
Alors qu’en 1950, Lyon consomme chaque jour 188 000 mètres cubes d’eau, la production moyenne d’eau potable est aujourd’hui de 250 000 mètres cubes par jour, soit l’équivalent en volume de la Tour de la Part-dieu.
En chiffres
- 90% de l’eau de la métropole de Lyon vient du champ captant du Rhône à Crépieux-Charmy, soit le plus grand d’Europe.
- 35 tc’est le poids du balancier de la pompe de Cornouailles qui a été classée monument historique en 1991.
- 250 000 m3 la quantité d'eau consommée à Lyon chaque jour, soit l’équivalent en volume de la Tour de la Part-dieu.
Une nouvelle association pour valoriser le patrimoine industriel
Parmi les objectifs d’Histoire, industrie, science, Lyon (HISL) : révéler et promouvoir le patrimoine industriel et scientifique de la région lyonnaise, tout en contribuant à la sauvegarde d’un héritage aussi rare que précieux.