La rue Garibaldi poursuit sa métamorphose. Celle qui était présentée comme une autoroute urbaine est aujourd’hui devenue une avenue sur laquelle les différents modes de transports se côtoient : automobiles, bus, vélo et piétons.
Le troisième tronçon qui s’étale de la rue d’Arménie (Lyon 3e) à la grande rue de la Guillotière (Lyon 7e) est terminé et a été inauguré mardi 24 février.
Sur ce tronçon de 630 mètres, le partage de l’espace public a été complètement revu. Si auparavant une large majorité des déplacements était réservée aux voitures, aujourd’hui une place plus importante est faite aux modes doux : 19 % pour les piétons, 15 % pour les vélos et 21 % pour la végétation.
Les eaux pluviales pour la végétalisation
L’espace fait aux véhicules est de 21 % avec deux voies de circulation (contre 74 % avant les travaux). Les transports en commun, qui occupent 24 % de l'espace, circulent en site propre, séparés des voitures dans les deux sens. À partir de ce 28 février, on y retrouvera d'ailleurs le TB12, un tram-bus entièrement électrique. Il reliera La Part-dieu à Kimmerling-Genêts à Villeurbanne, en passant par la rue Garibaldi. Pour les cyclistes, c’est un tronçon des Voies lyonnaises 7 et 9 qui a été aménagé.
Autre aspect du projet, la déconnexion des eaux pluviales. Rejetées jusque là dans les réseaux, elles sont dorénavant redirigées directement vers les espaces de végétation.
En chiffres
- 30 % de diminution de trafic
- 156 arbres le long de l’avenue Garibaldi
- 23 300 mètres carrés de surface végétalisée
Des espaces publics repensés
Ce projet a aussi permis la requalification des places Rachais (autour de la station de métro Garibaldi) et de l’ancien parking de la place Stalingrad, au croisement de la rue Garibaldi avec la grande rue de la Guillotière. Sur cette place, l’ensemble des arbres existants a été gardé et le nouveau mobilier urbain, ainsi que l’éclairage, participent à la transformation de cet espace.
Créée dans les années 1960, la rue Garibaldi est l’une des plus longues de Lyon. Elle traverse trois arrondissements (3e, 6e et 7e), faisant le lien entre le parc de la Tête-d’Or et le parc Sergent-Blandan. L’axe comprenait alors jusqu’à cinq voies de circulation, des trémies, des passerelles pour les piétons, le tout engendrant de nombreuses nuisances pour les habitants des immeubles à proximité.