À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, Lyon accueille en ce moment le sommet international One Health. L’approche d’une « seule santé » consiste à lier et prendre en compte les interactions entre santé humaine, animale et environnementale.
Dans ce cadre, la Métropole de Lyon et dix-neuf partenaires européens viennent de signer un plaidoyer pour une action coordonnée et ambitieuse à l’échelle de l'Union européenne (UE) pour prévenir toute nouvelle pollution aux perfluorés (Pfas) et pour se munir d’outils pour répondre aux enjeux qui y sont liés.
Une problématique globale, des incidences multiples
Car la pollution aux perfluorés ne s’arrête pas aux frontières de la France. Il s’agit d’une crise européenne, des dizaines de milliers de sites contaminés ou présumés l’être ont été identifiés. Les coûts associés à la surveillance, à la dépollution et à la gestion des conséquences de cette pollution ne cessent d’augmenter, sans compter l’inquiétude croissante concernant les incidences de l’exposition prolongée aux Pfas sur la santé.
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Pollution aux Pfas : la preuve par le terrainDepuis 2022, la Métropole de Lyon est en première ligne en matière de connaissances, de prévention, de détection et dépollution des Pfas sur son territoire.
À l'instar des nombreuses communes concernées qui mènent également des actions complémentaires comme par exemple l'étude d'imprégnation Impact.
Toutefois, ces responsabilités font peser de nombreuses contraintes techniques et financières sur la collectivité, qui ne dispose pas des moyens nécessaires à éliminer ces produits chimiques persistants, parfois produits en dehors de son territoire.
Neuf axes forts
La Métropole de Lyon et dix-neuf autres collectivités européennes et réseaux de collectivités (voir encadré) demandent donc une action urgente à l’échelle de l’UE.
Les signataires insistent sur la nécessité d’adopter une démarche globale et ambitieuse afin de protéger les populations et de limiter la prolifération des Pfas. Les signataires demandent également une reconnaissance de leur rôle majeur en matière de gouvernance et de les doter de ressources, de connaissances et d’instruments juridiques clairs.
Ainsi, l’UE pourrait endiguer l’accumulation de Pfas, dépolluer les sites contaminés, protéger les citoyens avec des mesures fortes et préserver les budgets publics.
Le plaidoyer s’articule autour de neuf axes :
- une interdiction rapide, exhaustive et applicable des Pfas ;
- un accompagnement de la transition industrielle et un renforcement des capacités liées aux solutions alternatives ;
- une révision du règlement Reach ;
- la mise en place d’un cadre commun et de nouveaux outils pour une détection et une dépollution efficace ;
- le durcissement et la simplification de l’application du principe pollueur ;
- la lutte contre la pollution orpheline financée via un régime de responsabilité élargie des producteurs ;
- un appui financier ;
- un renforcement des capacités et des connaissances au sein des pouvoirs publics ;
- des reconnaissances et gouvernances multi-niveaux qui intègrent les collectivités territoriales.
La liste des signataires
- la Métropole de Lyon ;
- la Ville d’Helsinki (Finlande) ;
- la Ville d’Oslo (Norvège) ;
- la Ville de Riga (Lettonie) ;
- la Ville de Milan (Italie) ;
- la Ville de Francfort-sur-le-Main (Allemagne) ;
- la Ville de Rotterdam (Pays-Bas) ;
- le Comité environnement et climat de la Ville de Göteborg (Suède) ;
- la Ville de Leeuwarden (Pays-Bas) ;
- la Ville de Turku (Finlande) ;
- la Ville de Dordrecht (Pays-Bas) ;
- l’arrondissement de Rastatt (Allemagne) ;
- l’Agence de développement régional d’Alentejo (Portugal) ;
- la Ville de Lyon ;
- la Ville et l'Eurométropole de Strasbourg ;
- la Métropole de Rouen Normandie ;
- la Métropole de Bordeaux ;
- la Ville de Bordeaux ;
- l’Association des villes et régions pour la gestion durable des ressources ;
- le réseau Gouvernements locaux pour le développement durable Europe.