Dès l’école primaire, les midis et pendant les récréations, Charlotte Valleix allait aider les Atsem pour s’occuper des plus petits. Petite, il ne faisait aucun doute qu’elle travaillerait avec les enfants. Elle commence les baby−sittings à l’adolescence, puis découvre les métiers de la petite enfance. « Il ne s’agit pas juste d’aimer les enfants, on peut leur apporter un vrai plus au quotidien », souligne Charlotte Valleix.
Son baccalauréat en poche, elle se tourne d’abord vers une école d’éducateur de jeunes enfants à Clermont−Ferrand, ville dont elle est originaire. Mais finalement, l’expérience n’est pas concluante et elle préfère se tourner vers le métier d’auxiliaire de puériculture. Elle suit sa formation à l’école Rockefeller à Lyon et réalise un stage dans la crèche parentale Les P’tits Bouts dans le 7e arrondissement de Lyon. À la fin de son année, la crèche la recontacte pour la recruter.
Observation et sens de l’écoute
Une première expérience professionnelle en tant qu’auxiliaire de puériculture qui la conforte dans le choix de ce métier. « Mon quotidien est d’apporter des soins aux enfants, mais également de la sécurité affective pour les accompagner dans leurs émotions quand elles prennent le dessus, confie la jeune femme de 22 ans. On accompagne également leur développement, on doit être à l’écoute des enfants, mais aussi des familles et les orienter vers d’autres professionnels quand on ne peut pas nous-mêmes leur apporter les réponses. » Patience, observation et sens de l’écoute auprès des enfants comme des parents sont donc pour elle des qualités essentielles en tant qu’auxiliaire de puériculture.
Et dans la structure où elle travaille, le lien avec les parents est d’autant plus particulier qu’il s’agit d’une crèche associative à gestion parentale. Les parents sont donc les employeurs et ils se relaient pour des permanences aux côtés des professionnels. Une organisation qui leur permet de se rendre compte en partie de la réalité du métier. « Le rapport aux parents est différent par rapport à d'autres crèches. Ils voient la réalité sur le terrain donc ils sont plus compréhensifs. »
Un métier exigeant mais gratifiant
La journée commence dès 7h30 avec la mise en place et l’accueil des premiers enfants. Temps d’accueil, puis d’activité ou sieste pour ceux qui dorment le matin, puis vient le temps des repas, échelonné à partir de 11h00 pour les plus petits. À 12h45, tous les enfants sont à la sieste, moment de la pause pour les professionnels. Au réveil, c’est le moment des goûters puis à nouveau des activités jusqu’au départ à partir de 16h30. Mais la journée ne s’arrête pas là pour l’auxiliaire de puériculture qui doit encore remettre en ordre les locaux avant de fermer. « C’est un métier fatigant, c’est sûr et il faut faire attention pour tout ce qui est manutention de ne pas se faire mal, admet Charlotte Valleix. Aujourd’hui, on manque de professionnels, car dans la réalité, quand on est seul pour cinq bébés, s’ils se mettent tous à pleurer en même temps, c’est compliqué à gérer. »
Il y a beaucoup de partage dans ces métiers, ils permettent de créer des liens.
Charlotte Valleix, auxiliaire du puériculture
Malgré tout, Charlotte Valleix ne peut que recommander le métier. « À partir du moment où on a envie de donner et de recevoir, il faut foncer. Car les enfants savent aussi nous remercier, ils nous montrent qu’on compte pour eux. Il y a beaucoup de partage dans ces métiers et ils permettent de créer des liens », souligne Charlotte Valleix.
D’autant plus que le métier d’auxiliaire de puériculture peut s’exercer dans de nombreuses structures différentes. « Moi, je voulais travailler en crèche, car ça permet de suivre des enfants plus longtemps explique-t-elle. Mais on peut aussi travailler avec eux jusqu’à leurs 18 ans, dans le milieu du handicap ou dans de nombreux services hospitaliers par exemple. »
Et selon elle, la formation ne doit pas faire peur à celles ou ceux qui hésiteraient à se lancer. « C’est un an à l’école dont la moitié en stage, donc même en reconversion, il ne faut pas être effrayé de retourner en cours. On est très bien accompagnés et on découvre de belles personnes. »
Découvrir les métiers du prendre soin
Du 23 mars au 3 avril, le Festival des métiers du prendre soin, organisé par la Métropole, la Maison métropolitaine pour l’insertion et l’emploi, France Travail, les missions locales et CAP Emploi, revient pour une nouvelle édition. Cet événement met en lumière des métiers essentiels et porteurs de sens dans les secteurs de la prise en charge des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, de la petite enfance et de la protection de l’enfance.
Portes ouvertes, visites, forums, immersion… une quinzaine de professions sont à découvrir au travers d'animations ludiques et participatives.
Le festival s’adresse à toutes et tous : personnes en recherche d’emploi, jeunes en phase d’orientation, parents, ainsi qu’à toute personne en réflexion sur son avenir professionnel ou souhaitant se réorienter, quel que soit son niveau de qualification.