Quatre classes ont participé à ce projet, des élèves de 5e des collèges Pierre-Valdo à Vaulx-en-Velin et André-Lassagne à Caluire, une classe de 4e du collège Colette à Saint-Priest et une classe de CM2 de l’école Georges-Lapierre, à Lyon.
« On a évoqué le dérèglement climatique, puis je leur ai demandé de décrire leur ressenti face à la chaleur et de lister tout ce qu’ils faisaient quand ils avaient trop chaud », explique Jérémy Cheval, architecte et urbaniste qui a piloté cette CCN baptisée Caliente. Avant de travailler à une solution technique, les élèves ont d’abord mené l’enquête dans leurs établissements, dans les lieux jugés inconfortables en période de canicule. Ils ont ainsi observé la course du soleil durant la journée à l’intérieur des pièces ou dans la cour de récréation, mesuré les évolutions de température ou encore analysé le passage de l’air. Ils ont ensuite réalisé des dessins et des plans pour réaliser une maquette à l’échelle.
Pergola, ombrière, végétalisation
Ainsi, les élèves d’André−Lassagne ont proposé la construction d’une pergola dans le jardin à l’arrière de leur collège, équipée de brumisateurs quand la classe à horaires aménagés arts plastiques et architecture de Pierre−Valdo à Vaulx−en−Velin a imaginé l’installation d’une grande ombrière, tendue depuis le toit du bâtiment, faite de bandes de tissus.
De quoi améliorer le confort dans les classes mais aussi de faire de l’ombre dans la cour. Le dispositif pourrait être retiré en hiver et les élèves aimeraient que le tissu soit fabriqué par une entreprise locale. Le projet a été présenté à la principale du collège qui l’a soumis à la Métropole de Lyon, propriétaire du bâtiment. « On espère vraiment que les élèves qui viendront après nous en profiteront. Il faut qu’on soit préparés face aux canicules », souligne Sélim, l’un des architectes en herbe.
De l’air
Dans le cadre du Plan chaleur, la Métropole de Lyon est en train d’équiper des collèges de brasseurs d’air, à raison de deux salles de classes par établissement. D’ici la fin de l’année ce sont 21 établissements, dans onze communes qui auront été équipés pour un budget de 130 000 euros.
Pour clôturer ces projets, les élèves ont été invités à présenter leurs travaux à l’hôtel de Métropole devant les services de la direction de l’Environnement, de l’écologie et de l’énergie. C’est au sein de cette direction, qu’on réfléchit à l’adaptation du patrimoine bâti de la Métropole à la chaleur, dont les collèges font partie.
« Ce travail est d’autant plus pertinent que les élèves sont allés voir ce qui se faisaient dans des pays et des régions qui subissent depuis longtemps de fortes températures. Leurs propositions, souvent à bas coût, pourraient être déclinées dans plusieurs établissements », assure une chargée de mission.
Classes culturelles numériques
Conçues par le laboratoire d'innovation de la Métropole de Lyon Erasme, les Classes culturelles numériques mettent en lien un intervenant du monde artistique ou scientifique et une institution du territoire autour d’un projet.
Vingt-huit collèges ont participé en 2025-2026.