Plan d’actions sur les mobilités

Le plan d'actions pour les mobilités de la Métropole de Lyon est destiné à rééquilibrer les usages, restaurer la fluidité et améliorer la qualité de vie. Il a été voté par le conseil de la Métropole le 22 juin 2026.

La Métropole traite tous les usagers de manière égale, qu'ils marchent, roulent à vélo, conduisent ou prennent les transports en commun. Le plan d’actions pour une Métropole fluide, sûre et apaisée repose sur trois grands principes :

  • Aucun usage n'est méprisé
  • La protection des plus vulnérables est une priorité
  • La fluidité est un enjeu social, économique et écologique.

Une feuille de route en trois phases

Pour mettre en œuvre ce plan, la Métropole de Lyon a défini une feuille de route progressive, organisée autour de trois phases clés suite au vote de ce texte par le conseil métropolitain en juin 2026.

1. Les 100 premiers jours : rééquilibrer et fluidifier 

L'objectif de cette première étape est de débloquer rapidement les situations problématiques. Des corrections rapides sont apportées sur les points bloquants identifiés :

  • donner la parole aux citoyens : lancement de la plateforme « Ça bloque, on agit » pour recueillir les signalements des usagers ;
  • fluidifier le trafic : reprogrammation de certains feux tricolores, retrait des plots à la sortie du parking Saint-Jean et réouverture du parking Bellecour dans les deux sens pour les automobilistes ;
  • désenclaver la Presqu'île : réouverture de la rue Grenette et mise en place de nouveaux horaires pour la Zone à Trafic Limité (ZTL) ;
  • clarifier la voirie : clarification des marquages au sol sur certaines intersections, clarification de la traversée par les piétons de certaines pistes cyclables ;
  • préserver l’accessibilité de tous : gel des tarifs des parkings LPA Presqu'île ;
  • coordonner l'action publique : création d'une cellule « Mobilités apaisées », réunissant les élus concernés et les services de la Métropole et de Sytral Mobilités.

2. Dans les 6 mois : améliorer la qualité de service des transports en commun

La deuxième phase se concentre sur l'expérience des voyageurs au quotidien :

  • audit public : évaluation portant notamment sur les pannes de métro et tramway, les incidents sur le réseau de bus, et la disponibilité des ascenseurs et escalators ;
  • information voyageurs : amélioration de la communication en temps réel ;
  • accessibilité des personnes en situation de handicap : identification des stations prioritaires ;
  • transparence : publication d’un tableau de bord mensuel et diagnostic des lignes de bus pénalisées par certains plans de circulation ;
  • mobilité apaisée : réouverture de la rue de Grenette.

3. Dans les 18 mois : sécuriser toutes les mobilités et tous les usagers

Cette dernière phase vise à installer un climat de sécurité durable :

  • sécurité dans les transports en commun : renforcement des contrôles en s’appuyant notamment sur la police métropolitaine des transports ;
  • protection des piétons : développement d’actions de sensibilisation et réduction des conflits d’usage dans l’espace public.

Les assises métropolitaines de la mobilité

Pour poser une vision plus large et à plus long terme, des assises métropolitaines de la mobilité seront organisées au dernier trimestre 2026. Elles permettront de dégager des priorités pour l'avenir concernant : les transports lourds, le réseau TCL, la logistique urbaine, le stationnement, la sécurité, le vélo, la marche, ainsi que l’attractivité économique et touristique.

Une grande campagne de sensibilisation : « Tous mobiles, tous responsables »

Corriger les points bloquants ne suffit pas : une métropole apaisée exige aussi un changement de comportement. Avec cette campagne de sensibilisation, la Métropole rappelle que les panneaux et aménagements ne sont pas là « pour faire joli », ils sécurisent nos déplacements et sauvent des vies. Ainsi, respecter les règles communes et faire preuve de courtoisie permet à l’ensemble des usagers de la rue de se sentir en sécurité.

La campagne « Tous mobiles, tous responsables » repose sur trois idées simples :

  1. l’espace public appartient à tout le monde : aucun mode de déplacement ne doit dominer les autres ;
  2. les plus vulnérables sont prioritaires : piétons, enfants, personnes âgées ou en situation de handicap doivent redevenir le repère central de la sécurité urbaine ;
  3. la sécurité n’est pas négociable : un feu rouge, un passage piéton ou un sens interdit existent pour protéger des vies.

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