
Que deviennent les déchets ménagers une fois collectés ? Ils sont traités et valorisés. Sur le Grand Lyon, il existe 3 principaux modes de valorisation de nos déchets :
La performance de la collecte sélective augmente en 2006, du fait des actions d’optimisation et de sensibilisationmenées. Sur les 48.9 kg de déchets triés par les habitants du Grand Lyon chaque année, 70% sont recyclés. A cela, il faut ajouter les 18 kg de verre par habitant et par an, ce qui représente 40% du gisement potentiel, traduisant des gains encore réalisables par la filière verre.
Voir nos pages sur le tri des déchets et le recyclage, ainsi que le rapport annuel de la Propreté.
Par l’incinération des ordures ménagères :
Le Grand Lyon dispose de deux usines d’incinération : l’usine Lyon-Sud exploitée en régie et l’usine Lyon-Nord dont la gestion est déléguée à une société privée (Valorly).
Les 2 sites du Grand Lyon :
• L'usine Lyon-Sud : construite sur le site du Port Edouard Herriot (Lyon 7ème) et inaugurée en 1990, elle est une des pièces maîtresses du traitement des ordures ménagères du Grand Lyon. Elle est équipée de trois fours d'une capacité de douze tonnes/heure.
• L'usine Lyon-Nord : située sur la commune de Rillieux-la-Pape, elle est gérée par Valorly, filiale de la Lyonnaise des Eaux. Elle est équipée de deux fours de douze tonnes/heure.
Les deux usines d'incinération reçoivent les déchets recueillis dans les bacs gris, représentant en moyenne 250 camions par jours. L'incinération des déchets se fait à très haute température (850°C).
Les résidus après combustion, appelés mâchefers, représentent environ 25% du poids des ordures ménagères. Ces mâchefers sont déferraillés par aimantation, l’acier ainsi récupéré est transporté vers les usines de recyclage de l’acier. Le reste des mâchefers peut être valorisé en remblais de voirie après une période de maturation.
L’énergie issue de la combustion des déchets est utilisée pour :
• le chauffage urbain : l’énergie permet de chauffer de l’eau pour les réseaux de chauffage urbain du Grand Lyon (55 000 équivalents logements) et de la ville nouvelle de Rillieux-la-Pape (8000 équivalents logements). Les 2 usines chauffent ainsi l’équivalent de 63 000 équivalents logements (administrations, écoles, hôpitaux, logements).
• la production d’électricité par l’alimentation de turbines. Cette électricité est en priorité autoconsommée par les usines, l’excédent (environ la moitié de la production) étant vendu à EDF.
L’usine Lyon-Sud possède en plus un réseau de vapeur vive alimentant 2 industriels pharmaceutiques.
Point sur la maîtrise des émissions atmosphériques : les fumées émanant de la combustion des déchets sont lavées pour être débarrassées des poussières, métaux lourds, acides, et autres polluants qu’elles contiennent. Les fumées ainsi lavées sortent des cheminées en étant conformes aux normes européennes.
Les résidus solides issus du lavage des fumées (les R.E.F.I.O.M. : REsidus des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères) sont récupérés sous forme de cendres et de gâteaux et sont stockés en centre de stockage des déchets ultimes de classe 1 (déchets dangereux).
Le centre de stockage des déchets ultimes situé à Rillieux-la-Pape a la particularité de posséder un réseau de puits et de drains qui collecte le biogaz. Ce gaz est le résultat de la décomposition des matières organiques contenues dans les déchets ménagers. Il contient principalement du méthane et du dioxyde de carbone. Une fois récolté par les puits de captage, le biogaz est canalisé vers une torchère qui le détruit par incinération. Mais, depuis 1999, une partie du gaz produit alimente aussi la chaufferie de l'OPAC du Boutarey à Sathonay-Camp et contribue au chauffage de 172 logements. L'intérêt est écologique : en recyclant ce méthane, on évite de le disperser dans l'atmosphère et de participer à l'effet de serre. Il est également économique puisque l'on espère ainsi alléger la facture des consommateurs de 20%.
Le compostage permet de traiter et valoriser les déchets organiques par fermentation en conditions aérées. Le compost est produit sur des plates formes de compostage, il est également possible de réaliser un bon compost chez soi.
Le compostage individuel
Il s’agit du compostage par les particuliers de leurs propres déchets organiques (déchets verts, déchets de cuisine, de potager…). On estime qu’environ 30% de nos déchets de cuisine pourraient être compostés. Le compost peut se pratiquer soit en tas sur le sol (facilité d’entretien et de contrôle, coûts très réduits) soit en bac ou "composteur" (plus esthétique, environnement immédiat propre, protection contre les animaux). Pour répondre à la réglementation, le Grand Lyon propose d'aider les habitants à acquérir un composteur individuel en prenant en charge une partie de l'investissement (renseignement dans la mairie de votre domicile).
Le compostage des déchets verts issus des déchèteries
Les déchèteries du Grand Lyon accepte les déchets verts c’est-à-dire les déchets issus de la tonte des gazons, de la taille des haies, de l’élagage des arbres, de la collecte des feuilles mortes etc. Ces déchets verts sont ensuite transférés vers des plates-formes de compostage où un tri est opéré afin d’éviter la présence d’impuretés dans le compost. Puis, les déchets verts sont broyés. Le broyage permet de réduire le volume de ces déchets de 50 à 60%. Les broyats ainsi produits sont mis en andains (petites montagnes de déchets verts broyés). La fermentation des produits verts dure 3 mois. Suivant sa destination et sa future utilisation, le compost est ensuite criblé (criblage allant de 30 à 12 mm) avant d’être stocké et mis en vente. Sur le Grand Lyon, les déchets verts des déchèteries sont acheminés vers deux plates-formes de compostage à Décines et Ternay (technique de compostage accélérée).
Pour en savoir plus :
Plusieurs publications sont disponibles au format pdf, notamment des guides pratiques sur l'incinération des ordures ménagères ou leur valorisation énergétique.