Grand Lyon - Photographie
Bords du Rhône à Lyon en 1804


Le port au bois de la Guillotière au début du XIXe siècle : partie la plus animée de la rive gauche
Les habitants et le fleuve en symbiose
Que de monde au travail sur la rive ! mais aussi quelques promeneurs… Le beau tableau daté de 1804, visible au musée Gadagne, donne une idée parfaite de la zone la plus active de la rive gauche, celle du port au bois en contrebas du cours Bourbon, devenue cours de la Liberté. En amont du pont de la Guillotière, le Rhône est encore très large et il y a suffisamment de place sur la berge pour s'activer.
Bateaux et surtout radeaux accostent, s'échouent sur la pente douce. Les marchandises sont déchargées : des tonneaux de vin au premier plan à droite et du bois qui constitue l'essentiel du trafic. Les troncs de sapins viennent des forêts du Bugey par l'Ain et le haut Rhône. ; ceux de noyers, de la Savoie et du Nord Isère. Les " dépeceurs " de radeaux sont bien visibles au centre et transportent les madriers sur le haut de la rive. Là, les scieurs s'activent et entassent poutres et planches. Des ateliers de meubles occupent les bâtiments situés le plus loin possible du fleuve. Lors des crues soudaines, le courant emporte le bois entreposé, bois qui n'est pas perdu pour tout le monde car, à l'aval, les pirates du Rhône jouent les pilleurs d'épaves.
Les charrettes viennent emporter les marchandises ; femmes et enfants visitent le chantier où travaillent probablement les époux et les frères.