Grand Lyon - Lyon, le génie de la technique
Grand Lyon

Lyon, le génie de la technique

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Lyon, le génie de la technique -

Sous l’intitulé « Lyon, le génie de la technique » d’autres offres explorent plus spécifiquement l’histoire de la métropole lyonnaise, où création, sciences et industrie ont toujours été étroitement liées.

Cette approche invite à parcourir l’héritage de créateurs qui ont forgé l’identité de la métropole lyonnaise. Structurée autour de neuf figures emblématiques, associées à des lieux qui le sont tout autant, les expositions ou animations permettent de (re)découvrir un autre aspect du patrimoine de notre territoire, mais aussi de sa réalité contemporaine, telle que ces précurseurs ont permis de la construire.

 

André-Marie Ampère, un génie éclectique

Claude Dorothée Jouffroy d’Abbans, le "Denis Papin" de la Saône

Les frères Lumière, un duo d’inventeurs insatiables

Marius Berliet, un poids lourd de l’industrie lyonnaise

Louis Moyroud et René Higonnet, et la Lumitype Photon scella le destin du plomb…

Jean-Baptiste Guimet, le Bleu à l’origine de l’industrie chimique moderne

Claude Bernard, le père fondateur de la médecine expérimentale

Joseph Pernet-Ducher, le grand nom de la rose

Joseph Marie Charles dit "Jacquard", une révolution dans le monde des canuts


André-Marie Ampère © BNF
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André-Marie Ampère

André-Marie Ampère est né à Lyon le 20 janvier 1775. Mais c’est à Poleymieux-au-Mont-d’Or que le jeune génie passe sa jeunesse. Il y apprend le latin et les mathématiques et fait déjà preuve d’une très grande intelligence.

Après la mort de son père, guillotiné en 1793, André-Marie Ampère se détache de ses occupations scientifiques et se consacre à l’écriture de poèmes épiques et de tragédies. Il s’installe à Lyon en 1804 où il enseigne les mathématiques.

Face à une vie sentimentale malheureuse, le génie se réfugie dans la recherche scientifique, en chimie, mathématique et physique. Il s’illustre brillamment dans ce domaine en découvrant l’électromagnétisme et l’électrodynamique.

En donnant son nom à l’une des sept unités d’intensité du courant électrique, Ampère s’inscrit dans la postérité et il est peut-être aujourd’hui le seul Lyonnais dont le nom est prononcé dans le monde entier. Cette histoire lyonnaise de l’électricité prendra un tournant important à la fin du siècle d’Ampère, avec la construction de l’usine hydro-électrique de Cusset. La production électrique a ainsi permis le développement de l’industrie de la soie et le transport public par tramway à Lyon et Villeurbanne. L’usine est toujours en exploitation par EDF.

 

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Claude Dorothée Jouffroy d’Abbans © Musée Gadagne
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Claude Dorothée Jouffroy d’Abbans

À la fin du XVIIIe siècle, l’apparition de la vapeur révolutionne le transport par voie d’eau. À cette époque, le marquis de Jouffroy d’Abbans, ingénieur et architecte naval, entreprend de construire les premiers prototypes de bateaux à vapeur, à roues à aubes latérales. Il met au point le Pyroscaphe, qui fait son premier essai à proximité de Mâcon, sur la Saône, mais sans succès.

La deuxième tentative est plus glorieuse. Le 15 juillet 1793, son bateau remonte la Saône sur plusieurs kilomètres, depuis l’archevêché de Lyon jusqu’à l’Île-Barbe. Quelques années plus tard, il fait construire un nouveau bateau, « la Diligence », pour effectuer la navette entre les villes de Lyon et de Chalon-sur-Saône. À la fin du XIXe siècle, la construction navale est très active à Lyon avec la fabrique de bateaux à vapeur, remorqueurs, toueurs et dragues.

Aujourd’hui, l’activité fluviale est toujours présente port Rambaud et port Edouard Herriot.

 

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Frères Lumière © collection Institut Lumière
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Les frères Lumière

C’est une histoire de l’image qui naît lorsqu’en 1870, Antoine Lumière vient s’installer comme photographe à Lyon. Ses deux fils aînés, Auguste et Louis, fréquentent l’École de la Martinière, où ils vont apprendre la physique et la chimie. Cette formation leur donnera un véritable goût pour la recherche, qui se concrétisera dès 1881, lorsque Louis, 17 ans, découvre une formule novatrice d’émulsion pour plaques photographiques.

Cette découverte assurera un avenir florissant à la société Antoine Lumière et ses fils qui deviendra la plus importante industrie photographique d’Europe. Leur réussite industrielle permet aux deux frères de disposer d’une structure pour mener à bien leurs expériences. Ils déposeront ainsi des centaines de brevets, notamment en matière d’innovations médicales. Les années 1894 et 1895 donneront naissance au Cinématographe Lumière, appareil qui permet à la fois la prise de vues mais surtout la projection d’images animées devant toute une assemblée.

Et là, c’est l’histoire du cinéma qui commence…

 

 

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Marius Berliet © Fondation Berliet
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Marius Berliet

Avec près d‘une centaine de constructeurs automobiles, Lyon a été à l’origine de l’industrie automobile française et mondiale. Parmi eux, Marius Berliet s’affirmera comme l’industriel lyonnais le plus brillant de son époque. Marius Berliet a grandi sur les pentes de la Croix-Rousse. Certificat d’étude en poche, il entre en apprentissage comme ouvrier tisseur puis rejoint l’entreprise de soierie paternelle.

Sportif, passionné par la locomotion mécanique, il construit en 1894 son premier moteur, l’année suivante, sa première voiture. En 1899, il s’établit comme constructeur et en 1902 s’installe dans le quartier de Monplaisir. À la veille de la Première Guerre mondiale, près de quatre mille véhicules, dont 300 camions sortent de l’usine chaque année. En 1949, année du décès de Marius, son fils Paul prend la présidence de l’entreprise : la production de camions passe de 17 à 130 véhicules par jour et les effectifs de 7 000 à plus de 24 000, avec 42% de l’activité à l’international. Depuis 1980, le nom et le sigle ont disparu au profit du losange Renault.

 

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Louis Moyroud & René Higonnet © Musée de l’imprimerie
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Louis Moyroud et René Higonnet

Louis Moyroud, aujourd’hui âgé de quatre-vingt-douze ans, et René Higonnet, décédé en 1983, ont marqué l’histoire de l’imprimerie lyonnaise. Si ces deux inventeurs ne sont pas aussi célèbres que Gutenberg, ils ont déjà pris place aux côtés des plus grands novateurs dans le domaine des techniques d’imprimerie, tels Senefelder (inventeur de la lithographie), Stanhope (la presse à imprimer en métal) ou Mergenthaler (la linotype). Car c’est leur invention, la Lumitype Photon, qui, en 1944, a sonné le glas de la composition en plomb et, plus généralement, de l’imprimerie telle qu’elle existait depuis plus de cinq siècles. Inventée à Lyon, développée aux États-Unis, la Lumitype d’Higonnet et Moyroud a eu un impact décisif sur l’évolution des techniques graphiques.

 

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Jean-Baptiste Guimet © Collection Guimet
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Jean-Baptiste Guimet

Jean-Baptiste Guimet (1795-1871), polytechnicien, découvre en 1826 le procédé chimique de fabrication du bleu outremer. Produit à Fleurieu-sur-Saône, ce bleu artificiel rencontra un succès sans précédent et fut abondamment utilisé dans les industries du textile et de la pâte à papier. En 1855, Jean-Baptiste Guimet crée la Compagnie des produits chimiques d’Alais et de la Camargue (connue aujourd’hui sous le nom de Péchiney), dont il fut le premier président.

Son fils, Émile Guimet (1836-1918), lui succède en 1860. Chef d’entreprise reconnu, sa notoriété proviendra surtout de ses activités de mécène. Grand voyageur, passionné d’art et de civilisations, il souhaite faire connaître les richesses culturelles du monde et les rendre accessibles à tous. C’est ainsi qu’il crée les Musées Guimet d’arts asiatiques de Paris et de Lyon. Les collections seront en partie redéployées avec une volonté de mise en valeur du patrimoine dans le futur Musée des Confluences.

 

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Claude Bernard © Jacques Léone / Grand Lyon
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Claude Bernard

La santé prend une grande place dans l’histoire de Lyon, tant à un niveau social que urbain. Mais cette histoire est aussi celle des hommes, de leur capacité d’innovation, dans le domaine des techniques de soins comme dans celui des découvertes scientifiques.

Ainsi, Claude Bernard est un personnage emblématique de la santé à Lyon, et le père de la médecine expérimentale. Fils de vigneron, né en 1813 dans la commune de Saint-Julien en-Beaujolais, Claude Bernard mènera de nombreuses expériences et fera d’importantes découvertes : sur la fonction glycogénique du foie chez les hommes et les animaux, sur le rôle du pancréas dans la digestion des graisses, sur les substances toxiques et médicamenteuses sur le système nerveux. Son Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, qui paraît en 1865, fixe les règles de l’expérimentation et entraîne l’apparition de nouveaux instruments, dont certains qu’il concevra lui-même. Après sa disparition, les relations étroites entre Lyon et la santé ont bien sûr perduré, comme l’attestent le nombre des hôpitaux lyonnais et l’importance des recherches médicales menées ici.

 

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Joseph Pernet-Ducher © Viniciacum
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Joseph Pernet-Ducher

On le sait peu, mais Lyon a longtemps été la « capitale des roses ». L’arrivée des premiers rosiéristes date du début du XIXe siècle. À l’époque, un grand nombre de rosiéristes sont installés à proximité du centre ville, à la Guillotière et à Monplaisir.

Parmi eux, Joseph Pernet-Ducher, s’illustre particulièrement. Couturière en vogue à Paris, Caroline Testout lui demande de créer une robe à son nom. La rose obtiendra un succès au-delà de toute espérance et sera l’une des plus vendues au monde pendant des décennies. On lui doit aussi la très célèbre rose Soleil d’or, fruit d’une vingtaine d’années de recherches, ainsi que nombreuses créations : Madame Edouard Herriot, ou encore Gloire de Lyon, Monplaisir, Notre dame de Fourvière…

Même si l’industrie de la rose n’est plus aussi florissante à Lyon, notre ville conserve toujours son prestige aux yeux de nombreux pays étrangers. Et les très nombreux touristes qui se pressent dans les allées de la Roseraie du Parc de la tête d’or sont là pour en attester.

 

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Joseph-Marie Jacquard © Musée des Tissus et des Arts Décorat
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Joseph Marie Charles dit "Jacquard"

La soie tisse l’histoire de Lyon depuis le XVIe siècle, lorsque François Ier accorde à la ville le privilège de la fabrication des étoffes d’or, d’argent et de soie. Du XVIIe au XIXe siècle, la technique de la production de soie va connaitre de multiples innovations, dont l’une des plus fameuses est associée au nom de Jacquard. Cet inventeur, fils de tisserand, commence par exercer différentes activités, notamment dans le domaine de l’imprimerie.

Lorsqu’il hérite de l’atelier de son père, il met à profit ses talents d’inventeur et marque l’histoire en adaptant la mécanique du métier à tisser en 1804. À partir de 1815, la mécanique Jacquard est adoptée rapidement grâce au perfectionnement d’un habile mécanicien ardéchois, Breton. Les gains de productivité qui en découlent font décoller l’industrie lyonnaise.

Ce bond en avant est aussi à l’origine des révoltes des canuts de 1831 et 1834, qui voient leur travail et leurs salaires se réduire dangereusement… Aujourd’hui, Lyon bénéficie toujours de cet héritage et son avenir se crée entre soie de luxe et textile technique, entre mode et industrie.

 

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