

Face au changement climatique, le Grand Lyon prend part aux engagements internationaux et nationaux. D'ici 2020 (en référence à l'année 2000), sur son territoire, il vise l'objectif de réduire de 20% les gaz à effet de serre (GES) et sa consommation en énergie, et de porter à 20% la part d'énergie renouvelable dans sa consommation totale.
À l'horizon 2050, les émissions de GES pourraient être réduite par quatre.
Consciente qu'elle ne peut agir seule face à ce défi majeur, la communauté urbaine a défini trois échelles d'intervention :
- Les activités et le patrimoine propres de l'institution (bâtiments et véhicules, marchés publics, équipements industriels d'assainissement et de traitement des déchets), qui représentent entre 1 et 5% des GES émis sur le territoire du Grand Lyon et un fort enjeu d'exemplarité.
- Les politiques publiques mises en œuvre ou planifiées par la Communauté urbaine (urbanisme, déplacement des personnes, habitat social, développement économique), qui ont un impact sur environ 20% des GES émis sur le territoire.
- Toutes les autres activités du territoire (une partie des déplacements des biens et personnes, notamment en transit, activités économiques, construction et gestion des bâtiments à usage résidentiel, économique, d'intérêt général).
Depuis de nombreuses années, les services de proximité du Grand Lyon, tout autant que ses projets d'aménagement et la planification des politiques publiques prennent en compte de nouveaux critères pour faire du territoire de l'agglomération lyonnaise une métropole durable.
Cependant, l'engagement chiffré pris à l'unanimité du Conseil de communauté en 2007 constitue un acte politique fort : d'une obligation de moyens, nous sommes passés à une obligation de résultats dont l'atteinte sera évaluée en 2020 (les "3 x 20").
Or aujourd'hui, nul ne sait dire précisément ce qu'il faut faire - et ne plus faire - pour atteindre ces objectifs.
Pour répondre à cette question, le Grand Lyon propose une démarche collective construite en trois étapes :
1ère étape : Diagnostic climat
Partager un diagnostic sur la question du climat dans l'agglomération lyonnaise : Que savons-nous aujourd'hui ? Quels sont les ordres de grandeur des marches à gravir ?
2ème étape : Scénarios d'agglomération
Définir différents scénarios pour faire de la métropole lyonnaise une métropole sobre en carbone (c'est-à-dire qui respecte l'objectif des "3 x 20") : Que faudrait-il faire ? Comment faudrait-il le faire ? Ces scénarios s'élaboreront sous une forme collective et seront débattus politiquement.
3ème étape : Plans d'action
À quoi et comment chacun s'engage ? Le Grand Lyon adoptera un plan d'actions relevant de ses compétences. Chaque acteur de l'agglomération est invité à faire de même sur son propre domaine d'actions.
Equipements solaires thermiques et photovoltaïques sur le territoire du Grand Lyon.
L'effet de serre
L’effet de serre est un phénomène naturel salutaire qui retient la chaleur solaire dans l’atmosphère, et permet de maintenir des températures vivables sur l’ensemble de la planète. La combustion d’énergies fossiles (produits pétroliers, charbon) rejette de grandes quantités de gaz à effet de serre, notamment le CO2, dans l’atmosphère.
C’est l’amplification du mécanisme de ce phénomène, du fait des activités humaines, qui a un impact déterminant sur le climat. L’augmentation de l’effet de serre provoque à l’échelle planétaire un réchauffement climatique dont les conséquences sont nombreuses : fonte des neiges et des glaces, augmentation des épisodes climatiques violents (pluies, ouragans, inondations, canicules…).
Climat, météo, quelle différence ?
Le climat est une notion statistique : c’est la moyenne des paramètres météo (température, précipitations, pression atmosphérique, etc.) pour une région donnée et sur une période donnée.
La prévision météorologique se soucie du temps qu’il va faire effectivement à un endroit et à un moment donné.
La prévision climatique, elle, se préoccupe du type de temps qu’il pourra faire à long terme.