Trombone, clarinette, batterie, saxo... Pour la générale du défilé de de la Biennale de la danse, les musiciens ont rejoint les danseurs. Ils répètent depuis des mois sous la houlette de As'n, compositeur fidèle de Mourad Merzouki, le chorégraphe du défilé pour Lyon et Bron.
"C'est un compositeur hors normes, raconte Michel au saxo alto. Il travaille au feeling, pas du tout de manière classique." Les partitions ? Une ou deux feuilles blanches sur lesquelles courent quelques notes au crayon papier assorties d'une ou deux annotations.
Pour Béatrice, ça n'a pas été au simple au début. Elle venait du monde du violoncelle et de la musique classique, "mais le violoncelle, c'est pas très Biennale..." Alors, elle s'est emparée d'une caisse claire et a découvert les percussions. "Tout est dans la tête d'As'n, alors c'est sûr il n'y a pas grand chose sur papier mais en fait, il arrive à nous le transmettre".
L'homme au feeling confirme : "Je n'ai jamais fait de solfège, je vais chercher des sonorités et je travaille à l'oreille. Je leur édite quand même quelques partitions mais ensuite c'est surtout l'échange entre nous qui construit les morceaux. Je leur parle du ressenti, du groove, de quelle énergie avoir". As'n est allé piocher dans le gospel, le ragga et s'est inspiré, comme les chorégraphes, de la thématique du voyage imaginaire.
Résultats : sept morceaux très rythmées et complètement collées aux pas des danseurs. "Ca faisait partie du challenge, rappelle As'n qui en est à sa 4e Biennale : écrire une musique adaptée au défilé, quelque chose de pas trop fin, pas trop dans le détail et qui soit appropriable par la chorale".
Prochain épisode : les chars prennent forme.

























