Grand Lyon - Histoire fleuves, aménagement quais, aménagement berges
samedi 05 juillet 2008

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Histoire des fleuves

Histoire des fleuves-Histoire d'eauxHistoire d'eaux
Les berges du Rhône en 2007

On peut distinguer trois périodes dans les relations entre l'agglomération et ses cours d'eau.

 

Jusqu'au XIXe siècle : la ville au bord de l'eau

Par manque de moyens techniques pour dompter ou utiliser les cours d'eau, les hommes s'adaptent.

La Saône, aisément navigable malgré ses basses eaux peut être remontée facilement (à la rame, par halage ou à la voile). Dans le val de Saône, de nombreux villages de mariniers et de pêcheurs sont directement au bord de l'eau. Le quai est la voie de circulation principale à Fontaines, Rochetaillée, Neuville et Saint Rambert l'île Barbe. Dans Lyon, il n'y a pratiquement pas de quai à la fin du XVIIIe siècle : les maisons sont construites directement au bord de la rivière.

 

Le Rhône présente de fortes contraintes : son courant très rapide gêne la navigation et sape les berges et les fondations. Il change brutalement de cours lors de ses fréquentes inondations et laisse derrière lui ses anciens bras, devenus de petits lacs : les lônes à Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, la Guillotière et les parties basses de toutes les communes riveraines. Toutefois, son courant permet à de nombreux moulins de tourner et permet à des bacs à traille de le traverser. La pêche est développée et les "pirates" du Rhône sont encore nombreux. La rive droite se défend du fleuve par des murailles. Sur la rive gauche, le paysage est plutôt caractérisé par des brotteaux et quelques reliefs (village de Vaulx-en-Velin) ou grosses fermes châteaux (la Part-Dieu).

 

La construction des quais (XIXe et XXe siècles)

Au XIXe siècle, le "siècle des ingénieurs", tout se transforme : on construit des quais dans la ville , on remplace les ports anciens par des bas-ports continus, on bâtit des ponts (suspendus puis métalliques). La navigation devient le mode de transport le plus utilisé grâce à la vapeur et à l'aménagement de la Saône, puis la construction de canaux sur le Rhône : Miribel, puis Jonage. Les grandes compagnies de transport de l'agglomération sont les compagnies des Abeilles, des Guêpes, des Mouches...

Ces usages marchands entraînent un déclin de la fréquentation des berges, excluant la convivialité des relations directes de l'homme et de l'eau.

 

La perte de contact avec les fleuves

Les marchandises ont quitté les bas-ports pour des ports situés en périphérie (Edouard Herriot). Les transports de passagers disparaissent et les deux cours d'eau sont devenus presque déserts.

En de nombreux points, la berge n'est plus accessible : elle est occupée par des voies de communication rapide (axe nord-sud, l'A7 à Perrache...), des stationnements occupent de nombreux secteurs des bas-ports.

La Saône et le Rhône, assagis par des barrages (production d'électricité, meilleures conditions de navigation...), de plus en plus pollués, ne sont plus appropriés par les Lyonnais et sont peu à peu moins fréquentés (sauf par les pêcheurs et les rameurs).

 

Aujourd'hui c'est une nouvelle ère qui débute : les habitants du Grand Lyon vont enfin renouer avec les cours d'eau qui jalonnent notre territoire.