



Du sol à la voûte étoilée, la Fête des Lumières embrase la cité lyonnaise quatre nuits durant, du 5 au 8 décembre. Dès 18 heures, des spectacles s’illuminent dans tous les arrondissements, réalisés par des habitants de quartier ou des artistes mondialement connus. Car c’est bien dans le mélange des genres que l’engouement populaire pour cet événement prend sa source.
Le fil conducteur des rendez-vous phares de l’édition 2008 est l’enchantement. Les techniques les plus sophistiquées de mise en lumière s’effacent pour laisser la vedette à un bébé géant jouant avec ses cubes sur la place des Terreaux ou à des tranches de vie familiale projetées dans la montée de la Grande Côte. Sur la colline de Fourvière, il était une fois des divinités de la forêt déchaînées dans un jeu de son et lumière époustouflant.
Comme à l’accoutumée, de grands monuments de la ville bénéficient d’un éclairage spécifique : la cathédrale Saint-Jean, colorée telle qu’au Moyen-âge, les Jacobins envahis par des poissons multicolores, la façade des Célestins transformée en scène de théâtre. La place du Change, elle, se drape de l’atmosphère d’une chaude nuit d’été avec un bruissement familier d’insectes irrésistiblement attirés par des lanternes et autres lumignons. A Bellecour, enfin, des graffeurs s’essayent à la calligraphie lumineuse.
Grande nouveauté, cette année, le passage obligé par les Berges du Rhône. «Déambulations abyssales» entraîne le passant dans un parcours de 1,2 km jusqu’au parc de la Tête d’Or à la rencontre de monstres marins, algues géantes et autres créatures des profondeurs. Il s’agit d’une quête de l’Atlantide qui mènera les plus téméraires vers le plus grand des trésors : leur âme d’enfant.
Renseignements :
Site internet : www.lumieres.lyon.fr