

De nouvelles techniques se sont développées pour évaluer la qualité de l'air. Dont la bio-indication, basée sur les réactions d'organismes vivants exposés à des atmosphères polluées.
C'est une technique simple, peu onéreuse, souple d'observation et d'analyse.
Les bio-marqueurs végétaux se répartissent en trois grands groupes :
Le programme EUROBIONET vise à évaluer la qualité de l'air et les niveaux de pollution par le biais des bio-indicateurs. Dix collectivités territoriales participent à ce programme, financé par la Commission Européenne par le biais de LIFE (L'Instrument Financier pour l'Environnement) :
- le Grand Lyon,
- la Communauté urbaine de Nancy,
- Arnheim (Hollande) ,
- Copenhague (Danemark),
- Edimbourg (Ecosse),
- Dusseldorf (Allemagne),
- Sheffield (Angleterre),
- Klagenfurt (Autriche),
- Madrid et la province de Catalogne (Espagne),
- Verone (Italie).
Les objectifs du programme EUROBIONET
- Développer les connaissances dans le domaine des bio-indicateurs et promouvoir leur utilisation.
- Améliorer la connaissance de la qualité de l'air dans les agglomérations (dont le Grand Lyon) et créer une base de données des effets de la pollution au sein du réseau de partenaires,
- et, de manière générale, mieux informer le public sur la qualité de l'air et les effets de la pollution.
Dans chaque ville, huit à dix sites ont été choisis. Au niveau de l'agglomération lyonnaise, le choix des installations des bio-capteurs s'est fait sur la base du type de pollution existant : sites de fond (Gerland, quartier Saint-Just, Villeurbanne, quartier Croix-Luizet), sites de proximité automobile (Berthelot, Etats-Unis) et industrielle (Feyzin, Solaize).
Les plantes sont installées à proximité de capteurs du réseau COPARLY, de manière à vérifier la fiabilité des résultats. Un site a été retenu hors agglomération : l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Des plantes y sont installées sur des châssis, durant une période variable en fonction des espèces. L'analyse des effets de la pollution sur les plantes est effectuée localement (analyse visuelle des nécroses foliaires) ou par des analyses en laboratoire à l'université d'Hohenheim (analyse chimique des accumulations de métaux lourds ou d'hydrocarbure, observation au microscope des noyaux des cellules de tradescantia).
Les bio-indicateurs retenus au Grand Lyon
Les bio-indicateurs retenus dans le cadre du projet sont spécifiques de certains polluants :
- Tabac : Ozone
- Peuplier : Ozone
- Ray-grass : Métaux lourds
- Chou frisé : Hydrocarbures
– Misère (Tradescantia) : Substances mutagènes
Ces plantes réagissent de manière différente aux polluants :
- pour les clones de tabac et de peuplier : nécroses (tâches) sur les feuilles
- pour le ray-grass et chou frisé : accumulation des polluants dans la plante
- pour la misère (Tradescantia) : détérioration de l'ADN des noyaux de certaines cellules.