
Changer d’ère, une exposition de la Cité des sciences et de l’industrie, présentée d'octobre 2006 à août 2007, a apporté des éléments de réponse à cette interrogation. Elle a remis en cause certaines habitudes, en proposant de nouveaux usages et en aidant à se poser les bonnes questions en matière de consommation.
Le Grand Lyon a été partenaire de cette exposition aujourd'hui terminée. Il est toujours possible de calculer son empreinte écologique via le site internet de la Cité des sciences.
En 2002, le Sommet pour la Terre de Johannesburg a souligné le caractère non durable du mode de développement dominant, celui des pays riches. Deux canadiens, M. Wackernagel et W. Rees ont développé dans les années 1990 le concept d'empreinte écologique afin de mesurer le poids réel de l'activité humaine sur la terre. Le mode de vie des habitants d'un territoire est ainsi calculé à partir des habitudes alimentaires, du logement (superficie et mode de chauffage), des déplacements (mode et kilométrage), de la fabrication de la fourniture et de la consommation des biens et services. L'addition de ces sous-empreintes permet d'obtenir l'empreinte écologique totale d'un habitant.
La planète nous offre une surface biologique productive - ou bio-capacité - qui est constituée des sols et espaces marins. Il représente environ 1,9 ha par habitant. La pression que nous exerçons au travers de nos actes quotidiens, en consommant des ressources et en produisant des déchets, est aujourd'hui d'environ 2,9 ha en moyenne : c'est notre empreinte écologique. Cette pression a dépassé la capacité de la terre depuis la fin des années 1970. Nous vivons donc sur les réserves de la planète et à force, il ne restera plus rien pour les générations futures.
L’empreinte écologique par habitant démontre l’importance d’une mobilisation collective et individuelle pour un développement durable planétaire. Les modes de vie individuels et les politiques publiques alimentent l’empreinte écologique d’une ville, puis d’un pays… et participent au dépassement du seuil de durabilité. |
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L'empreinte écologique du Grand Lyon
A l'échelle d'une personne, l'empreinte écologique est une estimation de la superficie nécessaire pour répondre à l'ensemble de ses besoins en ressources naturelles.
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 5,3 ha, celle d'un habitant du Grand Lyon est de 4,9 ha.
Même si cette empreinte est l'une des plus faibles de toutes celles calculées en France à fin décembre 2003, elle traduit néanmoins un mode de vie qui consomme deux planètes et demie.
On peut à partir des données recueillies, déterminer sur quels points porter les efforts. Ainsi, le secteur du logement, qui représente 8% de l’empreinte écologique communautaire, peut progresser par la réhabilitation de l’habitat ancien. Le transport de biens et de personnes représente à lui seul ¼ de l’empreinte globale du Grand Lyon. Les efforts en matière de transport des personnes doivent de ce fait être poursuivis (politique de transports en commun notamment), etc.
Un calcul a également été effectué en fonction des modes de vie des habitants du Grand Lyon : les variations les plus marquées résultent du type de logement habité, de l’énergie consommée pour la chauffer et de l’importance des déplacements.
L’objectif est de proposer des pistes de réduction pour chaque profil. Quel que soit le profil présenté, on remarque qu’aucune empreinte n’est inférieure ou même proche du seuil de durabilité… On mesure ici toute la nécessité d’un Agenda 21 communautaire.