
La qualité de l'eau sur le principal captage du Grand Lyon est naturellement excellente (notamment concentration en nitrates maximum de 8 mg/l - la norme étant fixée à 50 mg/l), et n'est chlorée que pour tenir compte de son transit dans les quelque 4 000 kilomètres de réseaux entretenus par le Grand Lyon.
Cette recherche de qualité se traduit concrètement par une meilleure sécurisation du principal captage de Crépieux-Charmy :
- arrêté préfectoral en 1995 fixant les périmètres de protection du captage,
- mise en place d'une station d'alerte en amont des captages sur le Rhône, qui mesure en continu la qualité de l'eau,
- mise en place d'une barrière hydraulique qui, en cas d'alerte détectée à l'amont évite la pollution des champs captants,
- classement en 1995 d'une partie du site en réserve naturelle volontaire (accès restreint).
Malgré les efforts consentis pour protéger cette ressource principale, il demeurait important de constituer une deuxième ressource pour limiter encore les risques.
La Communauté urbaine de Lyon a donc équipé de captages une deuxième ressource qui est la nappe de l'Est. La qualité de cette dernière est moins bonne, notamment en raison des nitrates.
Le Grand Lyon se mobilise également pour la mise en place du SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux). Les périmètres de protection sont déjà pour partie établis sur ces captages de secours.
Les calculs de l'Agence de l'Eau classent d'ores et déjà le Grand Lyon dans la catégorie des collectivités ayant une bonne sécurité d'adduction de l'eau. Seules quatre autres collectivités sur plus de quarante étudiées sur le bassin Rhône-Méditerranée-Corse sont dans cette situation.