

En France, sept millions de personnes sont exposées à des niveaux de bruit supérieurs à 65 décibels (dB). A titre de comparaison, le niveau sonore d'une chambre calme est de 35 dB, d'un marteau piqueur, de 110 à 120 dB, d'un moteur d'avion de 140 dB. Le coût estimé des dommages (répercussions sur la santé et coûts des soins, absentéisme, dépréciation de la valeur des logements, coûts des protections...) s'élèverait à 33 M€/an. Il est grand temps de baisser le volume.
L'automobile est l'une des principales sources de nuisances. Mais les transports ne sont pas les seuls acteurs du jeu de l'environnement sonore. La ville est un espace acoustique particulier, qui présente par définition une multitude de sources sonores (voisinage, activités de loisirs, industries, établissement recevant du public, ventilation…).
Une enquête, réalisée en 2006, indique que 30 % des habitants du territoire de la communauté urbaine estiment que le niveau de bruit dans leur logement est plutôt important ou très important, tandis que 35 % estiment que les nuisances sonores ont empiré au cours des dix dernières années.
Pour lutter contre ce fléau des temps modernes, le Grand Lyon élabore un Plan Bruit dans le cadre de son Agenda 21 avec les objectifs suivants :

Le bruit est la traduction que fait notre cerveau des variations infimes de la pression atmosphérique perçues par l’oreille. Le bruit est donc à la fois un phénomène physique et psychologique. Le fait que la perception d’un bruit dépende de la personne qui l’écoute complique le travail sur l’environnement sonore urbain : il est pratiquement impossible d’établir un diagnostic "objectif" et pratique du bruit.
On peut qualifier le bruit grâce à trois critères :
Ainsi un bruit de forte intensité peut pourtant être considéré comme agréable. Le bruit désagréable (appelé aussi nuisance sonore) est un son de mauvaise qualité qui envahit l’environnement sonore et qui n’est pas désiré.
A ce titre, la plupart des recherches menées ces trente dernières années de par le monde, montrent que la sensation de gêne est dépendante de 3 facteurs avec une répartition par tiers :
Pour un même bruit, à même niveau sonore, une personne peut se sentir très gênée alors qu’une autre considérera ce son comme négligeable.
Pour trouver le bon interlocuteur (mairie, DDE, communauté urbaine, aéroport, etc …) vous pouvez consulter le site www.bruit.fr, en particulier la rubrique "Que faire en cas de voisins bruyants, logement mal isolé, etc … ".